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News

22/04/2014

Soins pharmaceutiques

Le législateur reconnaît depuis le 1er mai 2006 que les soins pharmaceutiques constituent une tâche
centrale du pharmacien et ce entre autre par l’article 4, § 2bis qui a été
introduit dans l’A.R. n° 78 du 10 novembre 1967 relatif à l’exercice des
professions des soins de santé par la loi du 1er mai 2006. Cet article prévoit
notamment que les soins pharmaceutiques sont destinés à améliorer de façon
continue l'usage des médicaments et à conserver ou améliorer la qualité de vie
du patient.

Le Guide des bonnes pratiques pharmaceutiques officinales, qui fait partie intégrante de l'A.R. du 21 janvier
2009 portant instructions pour les pharmaciens, décrit les soins
pharmaceutiques comme étant l'ensemble des actes posés par le pharmacien et des
services qu'il procure à un patient afin d'améliorer sa qualité de vie par
l'atteinte d'objectifs pharmaco-thérapeutiques de nature préventive, curative
ou palliative. Le Guide distingue les Soins Pharmaceutiques de Base et le Suivi
des Soins Pharmaceutiques :

• Soins Pharmaceutiques de Base : ils impliquent une succession de démarches : accueil et contrôle
administratif; validation de la demande; dispensation, informations et
conseils; enregistrement et accompagnement de la médication.

• Suivi des Soins Pharmaceutiques : il consiste en un suivi personnalisé des soins pharmaceutiques dans le cadre
d'un accord conclu entre le patient, le pharmacien et, chaque fois que
nécessaire, le médecin. Il est réservé en priorité à certains patients en
fonction de pathologies ou d'états physiologiques particuliers, de risques
iatrogènes ou de non observance du traitement médicamenteux.

Une application récente du Suivi des Soins Pharmaceutiques est la prestation liée à l'« Entretien
d'accompagnement de Nouvelle Médication » (ENM).

Les Soins Pharmaceutiques de Base, qui sont intimement liés à la délivrance du médicament, trouvent leur
place dans la pharmacie, sauf exceptions légales. La loi ne prévoit pas
expressément le lieu de dispensation du Suivi des Soins Pharmaceutiques qui
peut dès lors être réalisé au domicile du patient.

Néanmoins, le Conseil national est d'avis que le Suivi des Soins Pharmaceutiques ne devrait être délivré à
domicile que dans des situations exceptionnelles, à savoir lorsque le patient
n'est plus assez mobile pour se déplacer à la pharmacie.

Le Conseil national estime en effet que la pharmacie est le lieu naturel
d'exercice des activités pharmaceutiques.

Pour cette raison, il est préférable que le Suivi des Soins Pharmaceutiques soit assuré par le pharmacien
de proximité et prenne place dans un cadre légal et déontologique de la
présence obligatoire à la pharmacie d'au moins un pharmacien durant les heures
d'ouverture et durant le service de garde (cfr. Art. 28 du Code de déontologie
pharmaceutique et art. 5 de l'A.R. du 21/01/2009).


Sources : APB - Médiplanet

07/04/2014

Hypertension: et si on traitait d’abord la non-adhérence au traitement?

La question peut sembler un peu spéciale, mais un article
qui vient d’être publié dans Heart montre clairement que le plus grand problème
du traitement chez un patient hypertendu reste le manque de compliance au
traitement. Pour le prouver, les chercheurs anglais s’appuient sur des analyses
réalisées en spectrométrie de masse sur des échantillons urinaires sur 208
patients: 125 nouveaux, 66 patients avec un contrôle inadéquat et 17 renvoyés
pour une dénervation rénale. En tout, 40 médicaments antihypertenseurs ont été
utilisés. En tout, un quart des patients se révèlent totalement (10,1%) ou partiellement
(14,9%) non-adhérents au traitement. La prévalence est la plus haute chez les
patients présentant un contrôle inadéquat de leur pression sanguine et ceux qui
ont été référés pour dénervation rénale. Il y a clairement une relation
linéaire entre la pression sanguine  et le nombre de médicaments prescrits et pris.

Les auteurs estiment donc que la relation est claire pour les patients avec un contrôle suboptimal
de pression sanguine. Par ailleurs, la chromatographie de haute performance en
phase liquide et la spectrométrie de masse constituent des méthodes efficaces
pour évaluer l’adhérence d’un patient à son traitement antihypertenseur…

Sources : MediQuality Actu [mailer@newsletter.mediquality.net]

26/03/2014

Santé et banc solaire sont incompatibles : l’alliance pour la prévention des cancers de la peau appelle à l’action

Suite au communiqué de presse du SPF Economie sur les contrôles des centres de bronzage, 19
organisations*, membres de la toute nouvelle Alliance pour la prévention des
cancers de la peau, appellent le gouvernement à un cadre juridique strict pour
les solariums.

Les chiffres du SPF Economie, chargé de contrôler l'application de la loi concernant les bancs solaires, montrent pour la énième
fois que seule une petite minorité (7,5 %) des centres de bronzage sont en
ordre vis-à-vis de la loi. Ces contrôles sont de bons indicateurs ;
malheureusement, ils sont très limités ! Le SPF Economie a seulement
contrôlé 94 centres de banc solaires soit une infime partie (2,5 %) du nombre
réel de centres estimé à 4 000 ! 

La situation catastrophique concernant la sécurité des centres de bronzage, mentionnées dans le rapport du SPF Economie
montre l'importance de conjuguer les forces et de tirer la sonnette d'alarme.
L'Alliance pour la prévention du cancer de la peau met l'accent sur un strict
ecadre juridique pour les bancs solaires et qui soit respecté !

Malheureusement, le service public communique aussi « 10 commandements du culte solaire » qui pourraient laisser à
penser qu'il est possible d'utiliser le banc solaire en toute sécurité. Or, ce
n'est absolument pas le cas, comme le prouvent de multiples études scientifiques.
A chaque exposition, le risque de cancer de la peau augmente. Les bancs
solaires causent chaque année 800 morts en Europe !

Pas d'usage sans danger des bancs solaires

  • En 2007 déjà, le Centre international de Recherche sur le Cancer (CiRC)
    affirmait avoir suffisamment d'éléments prouvant le lien avéré de cause à effet
    entre le cancer de la peau et l'utilisation de bancs solaires, en particulier
    pour les personnes de moins de 35 ans1.
  • Une autre, publiée par le British Medical Journal montre que toute
    personne utilisant ces appareils augmente son risque de cancer de la peau de 20
    %. Cette étude mentionne 3 438 nouveaux cas annuels de mélanomes en Europe (143
    en Belgique) être dû au banc scolaire.
  • Une troisième étude scientifique3 mentionne que votre risque augmente de 75 % si
    vous utilisez le banc solaire avant 35 ans.

  • Ces données sont d'autant plus
    inquiétantes que la prévalence d'utilisation reste importante dans le monde
    entier et surtout en Europe. Une étude récente4 a montré que 42% des adultes et 24% des adolescents
    en Europe de l'Ouest ont utilisé au moins une fois dans leur vie un banc
    solaire. Cela signifieraitun nombre de cancers cutanés dus aux bancs solaires
    de l'ordre de 23 408 (dont 4874 mélanomes), chaque année.

Le nombre de nouveaux cas de cancer de la peau augmente chaque année en Belgique. En 2011,

2 166 nouveaux mélanomes malins (la forme la plus agressive de cancer de la peau) ont été diagnostiqués, ainsi que 20 801
non-mélanomes (soit les types plus fréquents et moins mortels). Cela représente
au total 22 967 nouveaux diagnostics, tous types de cancers de la peau
confondus. Outre une mortalité non négligeable (400 décès par an), cela a aussi
un impact économique et augmente la pression sur les prestataires de soins. Les
facteurs de risque sont bien connus et les groupes à risque aussi. Il est clair
qu'un effort à plus long terme, et mieux coordonné, est indispensable afin de
faire baisser le nombre de cas de cancers.

Contre cette sombre réalité, passons à l'action !

La Fondation contre le Cancer a pris l'initiative de rassembler les partenaires principaux et de mettre sur pied
l'Alliance pour la prévention des cancers de la peau afin de réduire l'impact
des cancers de la peau. Les objectifs de cette Alliance sont de stimuler, à
tous les niveaux du pays, la collaboration dans le domaine de la prévention UV,
l'échange des connaissances et des expériences sur les UV et leurs effets
nocifs et la meilleure façon d'encourager la population à gérer de façon
raisonnée ces effets nocifs.

L'Alliance demande :

  • Un enregistrement obligatoire de tous les centres de bronzage.
  • Des contrôles plus stricts et plus nombreux de l'application de la loi.
  • Une publication des résultats des contrôles des centres
  • Une interdiction de publicité
    trompeuse.

*Les membres de l'Alliance pour la Prévention des cancers de la peau associés à ce communiqué de presse sont :

Fondation contre le Cancer, Vlaamse Liga tegen Kanker, Société Royale Belge de
Dermatologie, Euromelanoma, SSMG, Domus Medica, Association pharmaceutique
Belge, Vlaamse Agentschap Zorgen en Gezondheid, Question Santé, Centre du
Cancer - Kankercentrum, Nationaal Verbond Socialistische Mutualiteiten,
Landsbond Christelijke Mutualiteiten, Kind en Gezin, ONE, Landsbond Liberale
Mutualiteiten, Landsbond onafhankelijk ziekenfondsen, Provincie Vlaams Brabant,
Province Hainaut - Observatoire de la Santé, Test-Achats-Test aankoop

Bibliographie:


  1. International Agency for Research on Cancer Working Group on artificial ultraviolet light and skin cancer. The association
    of use of sunbeds with cutaneous malignant melanoma and other skin cancers: A
    systematic review.
    International Journal of Cancer 2007;120:116-22.
  2. Cutaneous
    melanoma attributable to sunbed use: systematic review and meta-analysis,
    Mathieu Boniol, Philippe Autier, Peter Boyle, Sara Gandini, BMJ 2012;
    345:e4757, 24 july 2012

  3. El Ghissassi F, Baan R, Straif K, Grosse Y,
    Secretan B, Bouvard V,Benbrahim-Tallaa L, Guha N, Freeman C, Galichet L,
    Cogliano V. Areview of human carcinogens - Part D: radiation.
    Lancet Oncology2009; 10: 751-752.

  4. Wehner MR, Chren MM, Nameth D, Choudhry A,
    Gaskins M, Nead KT, Boscardin WJ, Linos E. International Prevalence of Indoor
    Tanning: A Systematic Review and Meta-analysis.
    JAMA Dermatol. 2014 Jan 29. doi:
    10.1001/jamadermatol.2013.6896. [Epub ahead of print]


Source : fondation contre le cancer

24/03/2014

Lancement officiel de Recip-e, MyCareNet et eHealthBox pour moins de paperasserie médicale

Recip-e, MyCareNet et l'eHealthBox, trois nouveaux outils informatiques destinés à diminuer la
paperasserie dans le domaine médical et à sécuriser et accélérer l'échange de
données, ont été présentés jeudi à la presse. Ils entrent dans le "plan d'informatisation
du secteur des soins de santé 2013-2018", centré dans un premier temps sur
les médecins généralistes.

Un pharmacien téléphone environ 5 fois par jour au médecin pour des ordonnances
illisibles", précise la ministre de la Santé publique Laurette Onkelinx.
Un inconvénient des documents papier que le secteur des soins de santé espère
voir disparaître grâce à une généralisation du système Recip-e. Il s'agit d'une
transmission informatisée et cryptée des prescriptions, limitée dans un premier
temps aux échanges de prescriptions médicamenteuses entre médecin et
pharmacien. Dans un second temps, le programme devrait également pouvoir être
utilisé pour les demandes de radiographies, d'analyses de laboratoire ou de
prestations de spécialistes.

Le système est présenté comme étant plus sûr quant à d'éventuelles fraudes et falsifications,
le serveur Recip-e ne conservant la prescription sous forme cryptée que
temporairement. Elle est effacée au moment de la délivrance du médicament
concerné. Si la lisibilité, la sécurité et la possibilité de vérifier
l'assurabilité via le logiciel sont listées parmi les avantages de Recip-e, le
patient recevra encore un papier en main, du moins dans une première phase. Ce
papier imprimé comportera un code-barre supplémentaire par rapport aux
prescriptions "classiques", que le pharmacien ou le prestataire de
soins scannera pour accéder à la version électronique remplie par le médecin à
l'aide des informations du système.

MyCareNet est un logiciel permettant au généraliste de consulter l'assurabilité d'un patient
(quelle mutuelle, quelle catégorie de remboursement?, etc.) et de demander
"online" l'accord de remboursement du médecin conseil pour les
médicaments "Chapitre IV", qui nécessitent un tel accord préalable.
Contrairement aux échanges actuels de documents entre médecin, patient,
mutuelle et pharmacien, qui prennent en moyenne 3 semaines de temps, MyCareNet
permettrait d'obtenir une "réponse immédiate" du médecin conseil
"dans près de 70% des cas". En cours de consultation, le généraliste
peut donc vérifier que son patient a bien droit au remboursement d'un soin
qu'il compte lui prescrire. Ces demandes d'accord de remboursement pour des
médicaments Chapitre IV sont au nombre d'environ 1,4 million par an en Belgique.

Le pharmacien chez qui le patient se rend pour obtenir son médicament peut ensuite vérifier
dans le système que l'accord du médecin conseil a bien été délivré. Au départ,
le système papier sera toutefois conservé pour les médicaments qui nécessitent
une signature du pharmacien attestant de leur délivrance. Plus tard, le
pharmacien devrait être en mesure de s'identifier informatiquement pour
signaler la délivrance virtuellement.

L'eHealthBox, finalement, consiste en une sorte de boîte mail permettant aux différents
prestataires d'échanger des informations (comme les résultats de laboratoire) à
l'aide d'une double clé de cryptage censée protéger les données envoyées. Ce
service est déjà opérationnel dans sa version basique depuis avril 2013, et
plus de 4.100 médecins généralistes l'utilisent actuellement via la plate-forme
générale eHealth. "L'objectif est qu'à terme l'utilisation de l'eHealthBox
soit étendue aux infirmiers, kinés, ou même au secteur du bien-être",
indique Frank Robben, de la plate-forme eHealth. Le principal avantage de cet
outil est la transmission sécurisée de documents informatisés pouvant être
immédiatement intégrés au dossier médical virtuel tenu par le généraliste.

La fonction publique a déjà trouvé en eHealth une application adaptée à ses besoins, le
système étant utilisé par Medex pour la réception et l'enregistrement des
certificats d'incapacité de travail des fonctionnaires.

Si, selon Laurette Onkelinx, il n'est actuellement pas question de rendre obligatoire
pour la profession médicale l'utilisation de ces trois nouveaux outils
informatiques, les autorités comptent sur une généralisation naturelle et
progressive de leur utilisation.

Sources : Belga - APB

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