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News

24-03-2014

Lancement officiel de Recip-e, MyCareNet et eHealthBox pour moins de paperasserie médicale

Recip-e, MyCareNet et l'eHealthBox, trois nouveaux outils informatiques destinés à diminuer la
paperasserie dans le domaine médical et à sécuriser et accélérer l'échange de
données, ont été présentés jeudi à la presse. Ils entrent dans le "plan d'informatisation
du secteur des soins de santé 2013-2018", centré dans un premier temps sur
les médecins généralistes.

Un pharmacien téléphone environ 5 fois par jour au médecin pour des ordonnances
illisibles", précise la ministre de la Santé publique Laurette Onkelinx.
Un inconvénient des documents papier que le secteur des soins de santé espère
voir disparaître grâce à une généralisation du système Recip-e. Il s'agit d'une
transmission informatisée et cryptée des prescriptions, limitée dans un premier
temps aux échanges de prescriptions médicamenteuses entre médecin et
pharmacien. Dans un second temps, le programme devrait également pouvoir être
utilisé pour les demandes de radiographies, d'analyses de laboratoire ou de
prestations de spécialistes.

Le système est présenté comme étant plus sûr quant à d'éventuelles fraudes et falsifications,
le serveur Recip-e ne conservant la prescription sous forme cryptée que
temporairement. Elle est effacée au moment de la délivrance du médicament
concerné. Si la lisibilité, la sécurité et la possibilité de vérifier
l'assurabilité via le logiciel sont listées parmi les avantages de Recip-e, le
patient recevra encore un papier en main, du moins dans une première phase. Ce
papier imprimé comportera un code-barre supplémentaire par rapport aux
prescriptions "classiques", que le pharmacien ou le prestataire de
soins scannera pour accéder à la version électronique remplie par le médecin à
l'aide des informations du système.

MyCareNet est un logiciel permettant au généraliste de consulter l'assurabilité d'un patient
(quelle mutuelle, quelle catégorie de remboursement?, etc.) et de demander
"online" l'accord de remboursement du médecin conseil pour les
médicaments "Chapitre IV", qui nécessitent un tel accord préalable.
Contrairement aux échanges actuels de documents entre médecin, patient,
mutuelle et pharmacien, qui prennent en moyenne 3 semaines de temps, MyCareNet
permettrait d'obtenir une "réponse immédiate" du médecin conseil
"dans près de 70% des cas". En cours de consultation, le généraliste
peut donc vérifier que son patient a bien droit au remboursement d'un soin
qu'il compte lui prescrire. Ces demandes d'accord de remboursement pour des
médicaments Chapitre IV sont au nombre d'environ 1,4 million par an en Belgique.

Le pharmacien chez qui le patient se rend pour obtenir son médicament peut ensuite vérifier
dans le système que l'accord du médecin conseil a bien été délivré. Au départ,
le système papier sera toutefois conservé pour les médicaments qui nécessitent
une signature du pharmacien attestant de leur délivrance. Plus tard, le
pharmacien devrait être en mesure de s'identifier informatiquement pour
signaler la délivrance virtuellement.

L'eHealthBox, finalement, consiste en une sorte de boîte mail permettant aux différents
prestataires d'échanger des informations (comme les résultats de laboratoire) à
l'aide d'une double clé de cryptage censée protéger les données envoyées. Ce
service est déjà opérationnel dans sa version basique depuis avril 2013, et
plus de 4.100 médecins généralistes l'utilisent actuellement via la plate-forme
générale eHealth. "L'objectif est qu'à terme l'utilisation de l'eHealthBox
soit étendue aux infirmiers, kinés, ou même au secteur du bien-être",
indique Frank Robben, de la plate-forme eHealth. Le principal avantage de cet
outil est la transmission sécurisée de documents informatisés pouvant être
immédiatement intégrés au dossier médical virtuel tenu par le généraliste.

La fonction publique a déjà trouvé en eHealth une application adaptée à ses besoins, le
système étant utilisé par Medex pour la réception et l'enregistrement des
certificats d'incapacité de travail des fonctionnaires.

Si, selon Laurette Onkelinx, il n'est actuellement pas question de rendre obligatoire
pour la profession médicale l'utilisation de ces trois nouveaux outils
informatiques, les autorités comptent sur une généralisation naturelle et
progressive de leur utilisation.

Sources : Belga - APB

17-03-2014

Le Moratoire sur l'ouverture de nouvelles pharmacies

Instauré en 1994, sera une nouvelle fois prolongé pour cinq ans, selon un arrêté royal approuvé vendredi par le Conseil
des ministres.

"Depuis 15 ans, nous sommes passés d'1 pharmacie pour 1.900 habitants à une pharmacie pour
2.154 habitants. Cela signifie que le moratoire produit ses effets. Mais nous
sommes encore loin de l'objectif d'une pharmacie pour 3.905 habitants", a
commenté la ministre des Affaires sociales et de la Santé, Laurette Onkelinx,
pour justifier la prolongation.

Sources APB, Belga

17-03-2014

Système de facturation à l'INAMI des médicaments en maison de repos

Sur proposition de Laurette Onkelinx, Ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, le Conseil des Ministre a marqué son
accord sur la réforme du système de facturation à l’INAMI des médicaments en maisons de repos.

Bien que à peine plus de 1% (130.000 personnes) de la population belge réside dans une maison de
repos (MRPA) ou une maison de repos et de soins (MRS), les coûts générés par
leur consommation de médicaments représentent plus de 4% (113 millions €) du
budget des médicaments remboursés par l'assurance maladie délivrés par une
pharmacie.

Un résident en maison de repos prend en moyenne 8 médicaments différents par jour.
Cette consommation plus importante est normale :
ils souffrent plus souvent de maladies chroniques et cumulent plusieurs affections
simultanément.

La réforme adoptée ce matin poursuit deux objectifs principaux :

rationnaliser l'usage des médicaments dans les maisons de repos et éviter les gaspillages,


  1. éviter les interactions indésirables entre différents traitements administrés à un même patient et
    renforcer ainsi la qualité des soins.


Le nouveau système proposé a été mis au point en concertation avec les représentants des
pharmaciens, qui ont un rôle central à jouer dans la délivrance de ces
médicaments en institution, notamment par le biais du nouveau système de
préparation de médication individuelle (PMI).

La facturation par le pharmacien ne se fera plus par boîte de médicaments mais en fonction de la consommation réelle, à la
semaine.

Cette facturation à la semaine ne concerne que les médicaments remboursés et qui sont
sous forme orale et solide, elle ne concerne donc pas les sirops par exemple.

Le prix du médicament, l'honoraire du pharmacien ainsi que le ticket modérateur seront
ainsi calculés pour chaque comprimé et regroupés pour une semaine (ou un mois
dans la facture au patient).

Cette facturation s'arrêtera au décès du patient.


Cette mesure permettra de réaliser une économie de 10 millions d'euros, réalisée
principalement par l'interdiction de facturer les médicaments après le décès du
patient.

En effet, les traitements chroniques sont généralement livrés en conditionnements de grande
taille pour des traitements durant jusqu'à 3 mois. Or il se peut que le patient
décède bien avant qu'une boîte de médicaments soit intégralement consommée, ce
qui engendre souvent un gaspillage inutile.

La préparation de médication individuelle (PMI), un gage de qualité et d'efficacité

La réforme encourage aussi le recours à la délivrance en préparation de médication
individuelle (PMI).

Pour rappel, le système de préparation de médication individuelle (PMI) rassemble sous un seul
conditionnement l'ensemble des médicaments que doit prendre un patient à un
moment donné de la journée, dans le cadre d'un traitement chronique.

Cette tâche est confiée au pharmacien, qui établit le schéma d'administration. Le pharmacien
garantit ainsi qu'il n'existe pas de contre-indication entre les différents
médicaments ou compléments alimentaires qui sont administrés simultanément au
patient.

Ce système de PMI apporte donc une sécurité aux patients qui font l'objet d'un traitement
chronique composé de différents médicaments, simplifie leur administration et
diminue fortement le risque d'erreurs de manipulation lors de la préparation
des doses journalières en institution.

La réforme entrera en vigueur le 1er janvier 2015 : ce délai est en effet indispensable
pour que les pharmacies et les mutualités puissent adapter leurs systèmes
électroniques de facturation en conséquence.

Sources : APB, Belga, service de presse de la Ministre de la santé.



 



 

10-03-2014

L'Institut national d'assurance maladie-invalidité (Inami)

L'Institut national d'assurance maladie-invalidité (Inami) planche sur une réforme du système de délivrance des médicaments dans les maisons de repos afin de réduire le gaspillage et d'économiser une vingtaine de millions d'euros par an, révèle mercredi.

Les médicaments remboursés prescrits dans ces établissements représentent en effet un budget
annuel de 130 millions d'euros, mais beaucoup finissent, périmés, au fond des
pharmacies.

Un certain nombre de maisons de repos vont participer à une expérience pilote permettant
de tester à l'échelle réelle une des futures mesures : la prescription médicale
individualisée. Le système se pratique depuis longtemps dans les hôpitaux : pas
de boîte de médicaments, mais un gobelet comprenant une dose individuelle
présentée éventuellement plusieurs fois par jour au patient.

En parallèle, l'Inami a entamé une campagne de sensibilisation des médecins au problème, de
la prescription excessive.

Selon une étude du Centre fédéral d'expertise des soins de santé (KCE), un résident belge de
maison de repos prend en moyenne 8 pilules par jour. L'Inami espère obtenir une
réduction du volume des spécialités pharmaceutiques remboursables pour un
montant de 10 millions d'euros. L'Institut préconise également une réforme de
la tarification. Le remboursement se ferait en fonction du nombre de jours de
traitement et non plus d'un conditionnement imposé par l'industrie
pharmaceutique.

La Fédération belge des maisons de repos a salué les propositions de l'Inami.

Source : Belga

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