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News

28-04-2014

Maison de repos : tarification par unité à partir du 1er janvier 2015 (CBIP)

- Dans le cadre de l’objectif budgétaire pour l’assurance maladie 2013, il a été décidé
d’introduire dans les maisons de repos, à partir du 1er janvier 2015, la
tarification par unité pour les médicaments remboursés sous forme orale solide.

Quelques incertitudes subsistent quant à la mise en œuvre pratique de ce projet.

Comment sera faite la prescription par le médecin?

Les médicaments prescrits par le médecin seront listés dans un schéma de médication, qui aura
la même valeur qu'une prescription. Dans ce schéma de médication seront
mentionnés tous les médicaments, ainsi que la durée du traitement, ce qui
devrait faciliter la communication entre le(s) médecin(s), le pharmacien et les
dispensateurs de soins dans la maison de repos.

Comment sera faite la délivrance par le pharmacien?

Le pharmacien reste libre de délivrer sous forme de :

1. « préparation de médication individuelle » (PMI): manuelle ou robotisée. La PMI consiste pour
le pharmacien à enlever un ou plusieurs médicaments de leur conditionnement primaire
et à les grouper dans un seul conditionnement fermé d'administration
individuelle destiné à un patient individuel à un moment déterminé. La
délivrance standard sera hebdomadaire, vu que la tarification se fera par
semaine;

2. conditionnements publics;

3. conditionnements fractionnés, donc par plaquette (le conditionnement primaire
doit toujours être respecté).

La liberté de délivrance permet par exemple d'opter pour une délivrance sous forme de PMI en
cas de traitement chronique, alors qu'en cas de traitement aigu, on peut opter
pour une délivrance sous forme de conditionnement, éventuellement fractionné.

Comment sera faite la tarification?

- Le pharmacien qui exécute une prescription ou un schéma de médication devra tarifer à l'unité, par tranche de 7 jours.

- La tarification se fera moyennant un nouveau
prix/une nouvelle base de remboursement à l'unité, calculé(e) sur base du plus
grand conditionnement public remboursable disponible.

Ticket modérateur pour le patient

Un ticket modérateur à l'unité, calculé à partir du ticket modérateur du plus grand
conditionnement public disponible, sera instauré.

Sources : AFMPS, APB, Moniteur Belge, CBIP

22-04-2014

Soins pharmaceutiques

Le législateur reconnaît depuis le 1er mai 2006 que les soins pharmaceutiques constituent une tâche
centrale du pharmacien et ce entre autre par l’article 4, § 2bis qui a été
introduit dans l’A.R. n° 78 du 10 novembre 1967 relatif à l’exercice des
professions des soins de santé par la loi du 1er mai 2006. Cet article prévoit
notamment que les soins pharmaceutiques sont destinés à améliorer de façon
continue l'usage des médicaments et à conserver ou améliorer la qualité de vie
du patient.

Le Guide des bonnes pratiques pharmaceutiques officinales, qui fait partie intégrante de l'A.R. du 21 janvier
2009 portant instructions pour les pharmaciens, décrit les soins
pharmaceutiques comme étant l'ensemble des actes posés par le pharmacien et des
services qu'il procure à un patient afin d'améliorer sa qualité de vie par
l'atteinte d'objectifs pharmaco-thérapeutiques de nature préventive, curative
ou palliative. Le Guide distingue les Soins Pharmaceutiques de Base et le Suivi
des Soins Pharmaceutiques :

• Soins Pharmaceutiques de Base : ils impliquent une succession de démarches : accueil et contrôle
administratif; validation de la demande; dispensation, informations et
conseils; enregistrement et accompagnement de la médication.

• Suivi des Soins Pharmaceutiques : il consiste en un suivi personnalisé des soins pharmaceutiques dans le cadre
d'un accord conclu entre le patient, le pharmacien et, chaque fois que
nécessaire, le médecin. Il est réservé en priorité à certains patients en
fonction de pathologies ou d'états physiologiques particuliers, de risques
iatrogènes ou de non observance du traitement médicamenteux.

Une application récente du Suivi des Soins Pharmaceutiques est la prestation liée à l'« Entretien
d'accompagnement de Nouvelle Médication » (ENM).

Les Soins Pharmaceutiques de Base, qui sont intimement liés à la délivrance du médicament, trouvent leur
place dans la pharmacie, sauf exceptions légales. La loi ne prévoit pas
expressément le lieu de dispensation du Suivi des Soins Pharmaceutiques qui
peut dès lors être réalisé au domicile du patient.

Néanmoins, le Conseil national est d'avis que le Suivi des Soins Pharmaceutiques ne devrait être délivré à
domicile que dans des situations exceptionnelles, à savoir lorsque le patient
n'est plus assez mobile pour se déplacer à la pharmacie.

Le Conseil national estime en effet que la pharmacie est le lieu naturel
d'exercice des activités pharmaceutiques.

Pour cette raison, il est préférable que le Suivi des Soins Pharmaceutiques soit assuré par le pharmacien
de proximité et prenne place dans un cadre légal et déontologique de la
présence obligatoire à la pharmacie d'au moins un pharmacien durant les heures
d'ouverture et durant le service de garde (cfr. Art. 28 du Code de déontologie
pharmaceutique et art. 5 de l'A.R. du 21/01/2009).


Sources : APB - Médiplanet

07-04-2014

Hypertension: et si on traitait d’abord la non-adhérence au traitement?

La question peut sembler un peu spéciale, mais un article
qui vient d’être publié dans Heart montre clairement que le plus grand problème
du traitement chez un patient hypertendu reste le manque de compliance au
traitement. Pour le prouver, les chercheurs anglais s’appuient sur des analyses
réalisées en spectrométrie de masse sur des échantillons urinaires sur 208
patients: 125 nouveaux, 66 patients avec un contrôle inadéquat et 17 renvoyés
pour une dénervation rénale. En tout, 40 médicaments antihypertenseurs ont été
utilisés. En tout, un quart des patients se révèlent totalement (10,1%) ou partiellement
(14,9%) non-adhérents au traitement. La prévalence est la plus haute chez les
patients présentant un contrôle inadéquat de leur pression sanguine et ceux qui
ont été référés pour dénervation rénale. Il y a clairement une relation
linéaire entre la pression sanguine  et le nombre de médicaments prescrits et pris.

Les auteurs estiment donc que la relation est claire pour les patients avec un contrôle suboptimal
de pression sanguine. Par ailleurs, la chromatographie de haute performance en
phase liquide et la spectrométrie de masse constituent des méthodes efficaces
pour évaluer l’adhérence d’un patient à son traitement antihypertenseur…

Sources : MediQuality Actu [mailer@newsletter.mediquality.net]

26-03-2014

Santé et banc solaire sont incompatibles : l’alliance pour la prévention des cancers de la peau appelle à l’action

Suite au communiqué de presse du SPF Economie sur les contrôles des centres de bronzage, 19
organisations*, membres de la toute nouvelle Alliance pour la prévention des
cancers de la peau, appellent le gouvernement à un cadre juridique strict pour
les solariums.

Les chiffres du SPF Economie, chargé de contrôler l'application de la loi concernant les bancs solaires, montrent pour la énième
fois que seule une petite minorité (7,5 %) des centres de bronzage sont en
ordre vis-à-vis de la loi. Ces contrôles sont de bons indicateurs ;
malheureusement, ils sont très limités ! Le SPF Economie a seulement
contrôlé 94 centres de banc solaires soit une infime partie (2,5 %) du nombre
réel de centres estimé à 4 000 ! 

La situation catastrophique concernant la sécurité des centres de bronzage, mentionnées dans le rapport du SPF Economie
montre l'importance de conjuguer les forces et de tirer la sonnette d'alarme.
L'Alliance pour la prévention du cancer de la peau met l'accent sur un strict
ecadre juridique pour les bancs solaires et qui soit respecté !

Malheureusement, le service public communique aussi « 10 commandements du culte solaire » qui pourraient laisser à
penser qu'il est possible d'utiliser le banc solaire en toute sécurité. Or, ce
n'est absolument pas le cas, comme le prouvent de multiples études scientifiques.
A chaque exposition, le risque de cancer de la peau augmente. Les bancs
solaires causent chaque année 800 morts en Europe !

Pas d'usage sans danger des bancs solaires

  • En 2007 déjà, le Centre international de Recherche sur le Cancer (CiRC)
    affirmait avoir suffisamment d'éléments prouvant le lien avéré de cause à effet
    entre le cancer de la peau et l'utilisation de bancs solaires, en particulier
    pour les personnes de moins de 35 ans1.
  • Une autre, publiée par le British Medical Journal montre que toute
    personne utilisant ces appareils augmente son risque de cancer de la peau de 20
    %. Cette étude mentionne 3 438 nouveaux cas annuels de mélanomes en Europe (143
    en Belgique) être dû au banc scolaire.
  • Une troisième étude scientifique3 mentionne que votre risque augmente de 75 % si
    vous utilisez le banc solaire avant 35 ans.

  • Ces données sont d'autant plus
    inquiétantes que la prévalence d'utilisation reste importante dans le monde
    entier et surtout en Europe. Une étude récente4 a montré que 42% des adultes et 24% des adolescents
    en Europe de l'Ouest ont utilisé au moins une fois dans leur vie un banc
    solaire. Cela signifieraitun nombre de cancers cutanés dus aux bancs solaires
    de l'ordre de 23 408 (dont 4874 mélanomes), chaque année.

Le nombre de nouveaux cas de cancer de la peau augmente chaque année en Belgique. En 2011,

2 166 nouveaux mélanomes malins (la forme la plus agressive de cancer de la peau) ont été diagnostiqués, ainsi que 20 801
non-mélanomes (soit les types plus fréquents et moins mortels). Cela représente
au total 22 967 nouveaux diagnostics, tous types de cancers de la peau
confondus. Outre une mortalité non négligeable (400 décès par an), cela a aussi
un impact économique et augmente la pression sur les prestataires de soins. Les
facteurs de risque sont bien connus et les groupes à risque aussi. Il est clair
qu'un effort à plus long terme, et mieux coordonné, est indispensable afin de
faire baisser le nombre de cas de cancers.

Contre cette sombre réalité, passons à l'action !

La Fondation contre le Cancer a pris l'initiative de rassembler les partenaires principaux et de mettre sur pied
l'Alliance pour la prévention des cancers de la peau afin de réduire l'impact
des cancers de la peau. Les objectifs de cette Alliance sont de stimuler, à
tous les niveaux du pays, la collaboration dans le domaine de la prévention UV,
l'échange des connaissances et des expériences sur les UV et leurs effets
nocifs et la meilleure façon d'encourager la population à gérer de façon
raisonnée ces effets nocifs.

L'Alliance demande :

  • Un enregistrement obligatoire de tous les centres de bronzage.
  • Des contrôles plus stricts et plus nombreux de l'application de la loi.
  • Une publication des résultats des contrôles des centres
  • Une interdiction de publicité
    trompeuse.

*Les membres de l'Alliance pour la Prévention des cancers de la peau associés à ce communiqué de presse sont :

Fondation contre le Cancer, Vlaamse Liga tegen Kanker, Société Royale Belge de
Dermatologie, Euromelanoma, SSMG, Domus Medica, Association pharmaceutique
Belge, Vlaamse Agentschap Zorgen en Gezondheid, Question Santé, Centre du
Cancer - Kankercentrum, Nationaal Verbond Socialistische Mutualiteiten,
Landsbond Christelijke Mutualiteiten, Kind en Gezin, ONE, Landsbond Liberale
Mutualiteiten, Landsbond onafhankelijk ziekenfondsen, Provincie Vlaams Brabant,
Province Hainaut - Observatoire de la Santé, Test-Achats-Test aankoop

Bibliographie:


  1. International Agency for Research on Cancer Working Group on artificial ultraviolet light and skin cancer. The association
    of use of sunbeds with cutaneous malignant melanoma and other skin cancers: A
    systematic review.
    International Journal of Cancer 2007;120:116-22.
  2. Cutaneous
    melanoma attributable to sunbed use: systematic review and meta-analysis,
    Mathieu Boniol, Philippe Autier, Peter Boyle, Sara Gandini, BMJ 2012;
    345:e4757, 24 july 2012

  3. El Ghissassi F, Baan R, Straif K, Grosse Y,
    Secretan B, Bouvard V,Benbrahim-Tallaa L, Guha N, Freeman C, Galichet L,
    Cogliano V. Areview of human carcinogens - Part D: radiation.
    Lancet Oncology2009; 10: 751-752.

  4. Wehner MR, Chren MM, Nameth D, Choudhry A,
    Gaskins M, Nead KT, Boscardin WJ, Linos E. International Prevalence of Indoor
    Tanning: A Systematic Review and Meta-analysis.
    JAMA Dermatol. 2014 Jan 29. doi:
    10.1001/jamadermatol.2013.6896. [Epub ahead of print]


Source : fondation contre le cancer
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